Professions et jubilés chez les Soeurs Dominicaines de Monteils

Chez les Dominicaines de Notre-Dame du Très Saint Rosaire, le samedi 5 août 2017 à 11h, à la chapelle du couvent des Dominicaines, Monteils (12200), en présence de Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez et de Vabres, auront lieu :

  • les premières professions de Sr Marie-Hermine de l’Immaculée Hiddadura Nilanka Mendis, Sr Marie-Magdala Le Thi Minh Hanh, et de Sr Myriam-Thérèse du Saint Esprit Nguyen Thi Minh Chau.
  • la profession perpétuelle de Sr Dominique-Marie Vu Thi Mai Hoa et de Sr Anne-Marie Nhuyen Thi Thuy Duyen.
  • les jubilés de Sr Marie-Gabriel Testas et de Sr Marie-Henriette Cantaloube (Noces d’albâtre, 75 ans de profession); et de Sr Marie Claire de l’Immaculée (noces d’argent, 25 ans de profession).

Prêtre, un beau programme de vie

Lors de sa visite au diocèse de Gênes (27/5/2017), le pape François a recommandé aux prêtres et aux consacrés, le « style de Jésus » : la rencontre avec Dieu et avec les personnes !

Un article d’Anita Bourdin, 27 Mai 2017 © L’Osservatore Romano

Aux prêtres et aux consacrés, le pape recommande le « style de Jésus », non pas une vie « mondaine » ou même de « païens » qui n’attirent pas les vocations, mais une vie de « rencontre » authentique avec Dieu et avec les autres, et toujours en mouvement, jamais « statique ».

Imiter le style de Jésus

A une première question d’un prêtre, le pape répond en recommandant d’imiter « le style de Jésus », avant de détailler par touches ce qu’il entend par là: « Plus nous imiterons le style de Jésus mieux nous ferons notre travail de pasteurs, c’est fondamental ». Car « Jésus était toujours en marche au milieu des gens, de la foule, comme le dit l’Evangile qui distingue: disciples, foule, docteurs de la loi… La plupart de son temps, Jésus le passait sur la route, cela veut dire la proximité avec les problèmes et le soir il se cachait pour prier. »

Il fait observer qu’être ainsi en route ce n’est pas même chose que d’être « pressé » : « Notre vie contemporaine n’est pas sur la route mais pressée, ce sont deux choses différentes… Cette façon folle de regarder la montre, ce n’est pas la façon pastorale. Jésus ne faisait pas cela. Même s’il ne s’arrêtait jamais. »

« La peur la plus grande à laquelle nous devons penser, insiste le pape, c’est une vie statique, une vie du prêtre qui a tout résolu, tout structuré, à sa place », comme par exemple « les horaires » : « J’ai peur du prêtre statique, même celui qui est statique dans la prière… Je prie de telle heure à telle heure… Mais il ne te vient jamais l’envie de passer plus de temps avec le Seigneur? »

Le pape invite à un examen sur le « style » de la vie de chacun : « Le style chrétien ou un style d’entrepreneur? ». Et il redit : « Jésus a toujours été un homme de route, de marche, ouvert aux surprises de Dieu… Un prêtre tout structuré est fermé aux surprises de Dieu et on perd la joie… »

Surtout, le pape recommande de « ne pas avoir peur de cette tension » : « Etre en route c’est un signe de vitalité… Un papa, une maman est exposé/e à cela et vit la tension. Un coeur qui aime qui se donne, est exposé à cette tension… Même les pères du désert avaient cette lutte, cette tension… »

Un style fait de rencontres

Le pape résume : c’est « la rencontre avec le Père et les rencontres avec les personnes » qui font le « style de Jésus », car « dans la rencontre avec le Père et avec les frères il y a cette tension, on doit tout vivre dans cette clef de la « rencontre ». Pas de mur. »

Pour le pape François il y a aussi le danger de « rester auprès du tabernacle mais sans rencontrer le Seigneur », alors il conseille : « Tais-toi, laisse-toi regarder par le Seigneur, dis un mot, écoute. »

Et il propose la même attitude envers les personnes : « La même chose dans la rencontre avec les gens… Celui qui est pressé ne rencontre jamais… »

Il donne l’exemple d’un prêtre, ancien professeur à la retraite, qui a demandé à son supérieur de l’envoyer dans les bidonvilles « avec générosité » et une fois par semaine cet ancien professeur revenait dans sa communauté. Il pensait, raconte le pape : « A ces théologiens, il manque quelque chose. »

Au contraire, le pape François recommande : « Pense à Jésus qui est entouré de la foule et qui dit « quelqu’un m’a touché ». Il ne faut pas trop défendre sa tranquillité. »

Alors il interroge : « Je continue à confesser jusqu’à la fin ou je dis aux gens, je suis désolé, au revoir? Rencontrer les gens, c’est une croix… En paroisse, les drames fatiguent l’âme, mais te portent à la prière, à l’intercession… »

La vie plus que les structures

Pour affiner le discernement, le pape offre un repère : « Un signe que cela ne va pas, c’est lorsque le prêtre parle de ce qu’il fait… en auto-référence : ce n’est pas un homme de la rencontre mais du miroir. »

Il reconnaît qu’un « prêtre qui a une vie de rencontre avec le Seigneur et avec les gens finit la journée « crevé ». Cette fatigue c’est de la sainteté s’il y a la prière. Examinez-vous: est-ce que je suis homme de rencontre, de tabernacle, d’écoute? »

Le pape fait observer qu’il « n’y a pas de formule » : « Jésus avait une claire conscience que sa vie était pour les autres, pour le Père et pour les autres. Jésus se donnait, se donnait. Il était en mission: Je suis envoyé par le Père. »

Puis il ajoute : « Cela fait du bien au prêtre de se souvenir que c’est Jésus le Sauveur, il n’y a pas d’autre Sauveur. »

Le pape donne un autre critère de discernement, d’examen de conscience : « Jésus ne s’est jamais lié aux structures… Si on est trop lié aux structures, il y a quelque chose qui ne va pas. Jésus était lié aux relations. »

Et il cite un prêtre « en cours de béatification » qui souhaitait « le minimum de structures pour le maximum de vie ». (C’était peut-être le père Joseph Kentenich, fondateur des instituts de Schönstatt auquel le pape pensait.)

Et puis, sous les applaudissements, le pape conclut sa réponse en disant : « Ce sont les vieux critères de l’Eglise, qui sont ultra-modernes. »

La fraternité n’est pas cotée en bourse

A la question d’un curé d’une paroisse de 7 000 habitants, sur la mer, à propos de la « fraternité sacerdotale », le pape répond d’abord par une question : « Vous avez quel âge? » « 81 ans ! » « On a le même âge ! Je vous en aurais donné vingt de moins! »

« On ne cote pas en bourse la « fraternité », c’est tellement difficile, c’est un travail de tous les jours », répond ensuite le pape, faisant observer qu’on a « créé l’image du prêtre qui « sait tout » » et que cette réalité « fait du mal à la vie presbytérale », ce qu’il appelle « l’auto-suffisance ». Par exemple, dit le pape, pendant les réunions « je suis en orbite » préoccupé d’autre chose. Il ajoute : « Il faut se demander pourquoi je ne m’intéresse pas à celui qui parle? Il parle de sa vie c’est une richesse pour moi ! »

Pour le pape, la fraternité c’est une « ascèse de la vie sacerdotale » : il encourage à ne pas hésiter à prier ensemble, pour les plus jeunes à jouer au football, déjeuner ensemble car « cela fait du bien ». Il invite à se comporter justement comme on se comporte avec ses propres frères.

Ainsi, « récupérer le sens de la fraternité » c’est une chose « très sérieuse ». Il salue les « discussions » qui surgissent dans les réunions sacerdotales : « S’il y a discussion, il y a confiance, amour, fraternité. »

Il déplore que, lorsque l’on demande des informations aux prêtres, aux fidèles, aux consacrés, sous le secret, sur tel ou tel prêtre pressenti pour une nomination, on trouve parfois « des calomnies » : « On comprend qu’il y a compétition, envie » et il conclut : « S’il n’y a pas de fraternité, il y a trahison… »

« L’ennemi de la fraternité, assène le pape, c’est cela: murmures, jalousies, quand l’idéologie est plus importante que la doctrine, que la fraternité. »

Sans chercher à avoir le dernier mot

Il revient à l’exemple des réunions : « Demandez-vous : combien de fois ai-je écouté des frères prêtres qui pensent différemment ou ne me plaisent pas ? Ou ai-je fermé l’oreille ? »

Il suggère cette attitude : « Je dis ce que je pense et j’écoute les autres, sans chercher à avoir le dernier mot… »

Et puis lorsqu’un prêtre est malade non pas physiquement ni psychologiquement mais moralement il demande : « Mais si ce pauvre est tombé victime de satan, toi aussi tu veux l’écraser? Cela arrive… »

Dès le séminaire

Par ailleurs, le pape recommande de s’habituer dès le séminaire à cette prise de conscience : « Aucun de nous n’est le « tout »… Nous sommes tous partie d’un corps. Cela s’apprend dès le séminaire, c’est très important. »

Pour illustrer son propos, le pape cite le cardinal Giovanni Canestri (1918-2005), qui a été archevêque de Gênes de 1987 à 1995 : il disait quelque chose comme « l’Eglise est comme un fleuve et l’important c’est d’être à l’intérieur », peu importe la place à l’intérieur.

Puis le pape donne cette consigne sévère : « Si vous voyez un bon séminariste mais qui fait des racontars, chassez-le tout de suite, ce sera une hypothèque sur la fraternité sacerdotale. »

Il donne cet autre exemple à l’intérieur des paroisses : « Le curé et le vicaire sont parfois très différents: dans le fleuve l’un est de ce côté l’autre de l’autre, mais l’important, c’est de chercher unité. »

« Les pères du désert nous enseignent sur la fraternité », continue le pape en citant une anecdote de l’un des pères qui dit à ses disciples : « J’ai vu un homme dans la boue jusqu’aux genoux. Des frères voulaient l’aider, ils l’ont enfoncé jusqu’au cou ». Et le pape diagnostique l’effet du « murmure » contre l’autre.

Comment se prémunir du « murmure » ? Le pape propose cette solution : « Se demander: « Combien de fois n’ai-je pas été pardonné? » Cela nous aide. »

Le concret du diocèse

A la question d’une religieuse – « comment vivre notre vie avec une intensité croissante? » – le pape répond par le « concret » du « diocèse ».

Pour le pape, « l’appartenance au diocèse… est ce qui nous sauve d’une foi un peu gnostique ou qui vole en l’air… Le diocèse c’est la part du peuple de Dieu qui a un visage… Le diocèse nous aide à ce que notre foi ne soit pas théorique mais pratique et vous, avec votre charisme, vous êtes un cadeau pour l’Eglise… C’est dans le diocèse que naît le charisme, qui a une origine concrète: quand on pense aux Franciscains on pense à Assise… »

« Cela nous enseigne à aimer les gens concrets de lieux concrets, le caractère concret de l’Eglise c’est le diocèse qui la donne », insiste le pape : « Cela ne tue pas le charisme, mais l’aide à être plus concret, plus proche… Quand l’universalité d’un institut religieux oublie de s’insérer dans les diocèses concrets, cet ordre à la fin oublie où il est né. »

Le pape annonce que l’on travaille à Rome « à un projet sur les relations mutuelles entre religieux et évêques ».

Cultiver la disponibilité

« Un autre aspect que je veux souligner c’est la disponibilité pour aller où il y a plus de risque, de besoin, de nécessité », ajoute le pape : « Je dis (disponibilité pour) toutes les périphéries, pas seulement de la pauvreté, mais aussi de la pensée, toutes… »

Il invite les communautés à s’interroger : « Notre charisme est nécessaire dans ce diocèse? Dans ce lieu du diocèse? » Il recommande : « Etre disponible pour aller au-delà… Ces deux choses sont importantes: le caractère diocésain et la disponibilité pour grandir et s’insérer. »

Un franciscain pose ensuite la question de la diminution des vocations sacerdotales et à la vie consacrée.

« Il y a un problème démographique… S’il n’y a pas de jeunes il n’y aura pas de vocations », répond tout d’abord le pape qui encourage à lire positivement ce phénomène: « A chaque époque on doit voir les choses comme un passage du Seigneur et on doit se dire: « Qu’est-ce qui se passe? » »

Deuxième point, le pape fait observer que toutes les vocations chrétiennes sont touchées : « La crise des vocations touche toutes les vocations, sacerdotales, religieuses, matrimoniales… C’est une crise transversale… Il faut demander au Seigneur : « Que devons-nous faire, que devons-nous changer ? » Il faut chercher une réponse, apprendre à partir des problèmes. »

Oui à la créativité

Le pape invite à la « créativité » dans la pastorale des vocations et au « témoignage »: « Si nous voulons des consacrés, des prêtres, il faut témoigner que nous sommes heureux, de la joie, de la vie. »

C’est pourquoi le pape fustige l’exemple des consacrés qui vivent « comme des païens »: les jeunes « ne viendront pas ».

Il insiste aussi sur le caractère missionnaire qui attire les jeunes : un signe que l’on ne vit pas « pour soi-même mais pour les autres », que l’on « donne sa vie ».

Il évoque le cas d’un collège très riche de Buenos Aires: la maison des sœurs avait besoin d’être refaite, mais elle l’a été « comme un palais de luxe avec une TV dans chaque chambre » : le pape parle de « mondanité spirituelle » car les sœurs disparaissaient dans leurs chambres et regardaient les feuilletons à la TV.

Il reconnaît sans ambages : « Le « crises vocationnelles », nous les avons provoquées », et il invite à « une conversion missionnaire », à une « conversion pastorale ».

Car le pape affirme qu’ « il y a des vocations » mais que parfois « le prêtre n’a pas le temps d’écouter ». Or, « les jeunes sont toujours en mouvement, il faut les mettre en mission. »

Le pape insiste donc ce qu’il appelle la « clef » du « témoignage » pour les vocations, et fait observer qu’ un témoignage qui se fait parfois « sans paroles » et le jeune se dit: « Je voudrais être comme lui/elle. »

« On peut aussi témoigner sans parole » insiste le pape avant d’affirmer la fécondité de l’Eglise: « Le Seigneur est grand et il nous donnera des enfants et des petits-enfants dans nos diocèses et nos congrégations. Allez de l’avant avec courage. »

Il conclut en demandant aux consacrés et aux prêtres de prier pour lui.

A propos de vocation

Le 4ème dimanche de Pâques donne à l’Église de prier pour les vocations, en particulier religieuses et sacerdotales. N’est-ce qu’une courte parenthèse dans l’année liturgique, dans nos priorités pastorales, dans le discernement de notre place de chrétien dans le monde et dans l’Église… ou est-ce l’occasion de poser la question de la vocation un peu plus sérieusement ?

De la difficulté d’en parler

Lors de deux récentes discussions de table, la première avec l’équipe de prêtres et diacre de la paroisse Ste Emilie des Causses, la seconde à la Maison Saint Pierre avec des prêtres et laïques en responsabilité pastorale, j’ai abordé le thème de la vocation. Des questions difficiles, et pour lesquelles le Service Diocésain des Vocations ne peut se targuer d’avoir les réponses – le manque de vocations chez nous l’atteste. Comment appeler à être prêtre ? Qu’est-ce qui peut amener un jeune à se poser la question ?

Les avis recueillis ci-dessous sont contrastés, du fait de la génération, de l’origine, du parcours de vie des uns et des autres, mais ils font entrevoir combien cette question de la vocation est délicate pour tous, voire taboue pour certains ! De fait, y répondre implique un choix radical, que l’on ne peut pas faire à la place de celui qui se pose cette question, mais ce choix personnel suppose aussi la présence d’autrui, l’existence d’une communauté appelante, d’un milieu favorable notamment en famille, des exemples de vies réussies, des prêtres qui soient des témoins probants, alors que l’on sait bien combien la vie – y compris en Eglise – peut être cabossante. La question de la vocation, c’est l’affaire d’un engagement pour la vie, alors que l’absence de visibilité sur l’avenir est bien une caractéristique de la vie de l’Église, tout particulièrement en France, quelles que soient les vocations ; la vocation suppose enfin et surtout une collaboration mystérieuse entre Dieu pour appeler au cœur, et l’Église, aussi bien l’institution que chacun de ses membres, pour interpeller sans peur ! Et sous prétexte que c’est Dieu qui appelle, prier pour les vocations pourrait n’être qu’une excuse à notre timidité à relayer nous-mêmes cet appel…

Osons alors une hypothèse : Et si la difficulté même de la question de la vocation, le fait qu’elle n’aille pas de soi, que ce service de Dieu et de l’humanité, comme prêtre dans l’Église, soit à ce point contre-culturel, à rebours de la frilosité des parents, de la société, voire même d’un grand nombre de chrétiens, et si tout cela était l’indice que la vocation de prêtre est en fait une aventure hors-norme ? Une aventure d’autant plus risquée et ouverte que la manière d’être prêtre pour le XXIème siècle reste à inventer ; un « métier » de folie, parce que le bien qu’il produit n’est tangible que dans un regard de foi ; une vie dont la fécondité ne dépend, pour le meilleur et pour le pire, que de la vérité de la relation nouée avec Dieu et avec les autres ; une radicalité assumée qui permet au sens propre d’aimer dans ce que cela peut avoir de plus déraisonnable, c’est-à-dire de « tout donner et se donner soi-même » (Ste Thérèse de Lisieux) ?

Certes, le respect de la liberté d’un jeune – ou d’un moins jeune – en recherche, doit nous prévenir de le déterminer dans une voie qui pourrait ne pas lui convenir. Mais au-delà de cette recherche d’une convenance, de ce qui lui apporterait davantage, de ce qui serait son intérêt (« que dois-je faire pour avoir… ? » Mc 10,17) le plus grand service à rendre à un jeune est bien celui de le croire capable d’un don total, définitif et absolu – parce qu’ayant Dieu pour ultime destinataire -, quel que soit le mode de ce don : à travers une personne par le mariage, une communauté par la vie consacrée ou religieuse, une Eglise locale par un service ou un ministère ordonné. (« va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mc 10,21) Ne pas en être convaincu, croire que la vie ne serait faite que de petitesses, d’engagements partiels, temporaires, réversibles, où l’on ne ferait que se prêter au jeu sans réellement tout risquer par amour, voilà qui serait si prudent et si désespérant à la fois. Et c’est donc à contre-courant que l’Église a l’audace de proposer l’indissolubilité du mariage, les vœux religieux définitifs, et le lien d’incardination d’un ministre ordonné au diocèse qu’il veut servir de toute sa personne.

p. Raphaël Bui
(SDV 12)

Libres paroles sur la vocation

p. André (74 ans) : J’ai vécu dans un milieu chrétien, avec des parents qui avaient le sens de la relation avec le Seigneur. Nous avions la prière en famille. J’ai regimbé quelques fois. Mais il y a eu un curé pendant mon enfance et ma jeunesse, quelqu’un de très original, très intelligent. Après, au petit séminaire, j’ai eu un professeur qui m’a beaucoup marqué en tant que prêtre. Puis, j’ai connu des laïcs engagés. Cela a été le déclic. « Pourquoi ne pas aller dans ce sillage-là, comme prêtre ? » On parlait de témoignage, de foi rayonnante. Je l’ai trouvé à travers ces gens-là. Il y avait la pratique, l’engagement, le témoignage, la cohérence entre leur parole et la mise en œuvre de cette parole dans leur vie.

p. Christophe (40 ans) : Dans ma famille, on a toujours bien accueilli les prêtres, et de les voir vivre, de les voir prier, naturellement, je savais comment ils vivaient et je pouvais me projeter. Une des difficultés actuelles est que les jeunes ne voient pas autant comment vit le prêtre. Par rapport aux vocations aujourd’hui, c’est important que les prêtres puissent partager la vie des familles ou retrouvent une certaine proximité avec la jeunesse. Nous avons un énorme travail à faire. Pour moi, ce qui a beaucoup compté, c’est le renversement dans mon cœur, le jour où j’ai cessé de réfléchir à ce que moi, j’avais envie de faire de mon avenir, pour me poser une autre question, plus décentrée : « où est-ce que je pourrais être utile ? le plus utile à cette génération ? » Et bien je me suis dit que le monde a besoin de prêtres et je me suis engagé sur ce chemin. Devenir prêtre ou diacre, c’est accepter de ne pas « me servir » dans ma vie, rechercher mon bien personnel. Je peux faire de ma vie quelque chose de bien, je peux faire de ma vie un don et un service. Et cette générosité là, elle est splendide, magnifique. Pour l’appel, systématiquement, chaque fois que je vois un jeune pratiquant, qui est attaché à la paroisse, ou qui a un certain goût pour l’Eucharistie, je m’oblige à lui poser la question de la vocation de prêtre. Mais je ne le fais qu’une fois. Je n’insiste jamais. C’est mon devoir de prêtre, au nom du Christ, d’appeler des serviteurs, des hommes au service de l’Evangile. Je les appelle donc systématiquement, mais une fois. C’est ma règle. L’appel a résonné. Après, cela appartient à Dieu et à la liberté du jeune. Dans les aumôneries, les lycées, on rencontre beaucoup de jeunes. Je crois qu’à tous les garçons dans mes groupes, je leur ai posé la question. Une des difficultés pour la jeunesse : quel que soit le chemin choisi, même s’il paraît merveilleux dans un premier temps, la vie est une affaire de persévérance, d’aller jusqu’au bout. Qui doit appeler ? Est-ce que ce sont les prêtres qui doivent appeler eux-mêmes les jeunes au ministère ? Est-ce que l’évêque a une responsabilité d’appeler lui-même les jeunes de son diocèse, pour servir l’Église ? Est-ce que ce sont les parents ? L’appel peut venir de différents endroits, des communautés croyantes, des laïcs, qui appellent, eux, des jeunes, à devenir prêtre pour servir la communauté. Pour le diaconat, ça marche. Mais je ne l’ai pas encore trop vu fonctionner pour des prêtres. La vocation pour être prêtre diocésain ou diacre, c’est être prêts à servir le Christ, mais attachés à un territoire pour la mission. L’Aveyron donne toujours des jeunes qui se préparent à être prêtres, mais l’attachement au terroir fait défaut, les jeunes préférant l’option d’un ministère plus gratifiant, en ville, avec des jeunes plus nombreux. Cette question est cruciale pour nous en Aveyron aujourd’hui. D’autre part, l’Église change beaucoup et la mission du prêtre est aussi amenée à changer – on ne sait pas ce que sera son ministère dans 10 ans. Pour appeler, c’est bien là un problème. On voudrait appeler parce que l’on croit au ministère du prêtre, mais ce que l’on a à proposer est flou. On a besoin que notre diocèse – et peut-être que le synode va servir à ça – puisse projeter sur les 15 ou 20 ans ce que sera le ministère ou la vie du prêtre et du diacre. Un jeune a besoin de grands idéaux, mais il a aussi besoin de clarté.

p. Gérard (79 ans) : Demander à un enfant qui rentre en 6ème s’il a la vocation [comme on l’a fait pour ma génération], cela me paraît absurde. C’est à des laïcs qu’il faut poser la question, et qu’ils aient 30 ans, 40 ans, 50 ans, 80 ans même. Adulte, j’ai répondu à la question, car à 30 ans, j’ai pris une option : je suis allé au boulot. Même à l’époque, il y avait peu de classes ouvrières, de travailleurs manuels. J’ai cru que l’on pouvait faire fonctionner les deux choses à la fois, être prêtre et ouvrier. Le travail, j’ai voulu faire le pari que ça pouvait être compatible avec une responsabilité d’Eglise. Je ne suis pas sûr d’y être arrivé… parce que l’Église nous a ignorés. Les évêques n’y ont pas cru. Même quand j’ai été nommé vicaire aux Quatre Saisons, ce n’est pas l’évêque qui m’a nommé. C’est le supérieur du séminaire. Là, l’Église n’a pas été médiatrice de manière correcte.

Jean-Pierre (diacre, 66 ans) : Pour un diacre, c’est différent, car notre premier engagement commence par la vie professionnelle, la vie de couple. C’est déjà ce service-là qui conduit à servir l’Église. Très tôt, quand j’ai commencé à travailler, je me suis senti « appelé » au service des autres. J’ai commencé dans le syndicalisme, dans le monde associatif. C’est après tout cela que j’ai été appelé dans l’Église, parce que, lorsque mes enfants ont commencé à faire du catéchisme, je me suis dit : « Il faut que je les l’accompagne. » Et c’est comme ça que petit à petit, j’ai été appelé au service de l’Église. Deux personnes m’ont appelé : « Est-ce que tu as pensé un jour au diaconat ? » De moi-même, je ne me suis pas senti avoir la vocation à devenir diacre. Mais à un moment, je me suis dit : « Tu as reçu quelque chose, à ton tour de donner maintenant. » Aujourd’hui, nos assemblées reçoivent beaucoup, mais est-ce que l’on est prêt à donner ?

p. Andrew (44 ans) : Quand j’étais petit, c’est ma maman qui m’a encouragé à devenir prêtre, mais elle ne m’a jamais forcé. C’est moi qui ai choisi de devenir prêtre. Je ne le regrette pas, j’en suis ravi. Je trouve que c’est la vocation de servir mieux les hommes et Dieu. En Inde, jusqu’à maintenant, il n’y a pas vraiment de problème de vocation. Pour cela, les parents doivent non pas forcer, mais encourager. Il faut parler de Dieu en famille. On ne doit pas éviter de parler du Christ, les uns avec les autres. En Inde, le curé a une bonne relation avec les enfants de chœur qui le restent jusqu’à 16 ou 17 ans. Alors, c’est plus facile pour encourager.

p. Leo-Dominic (49 ans) : La vocation est unique pour chaque personne. Pendant les vacances, quand j’étais au lycée, on m’a proposé : « est-ce que tu veux devenir prêtre ? » par l’intermédiaire d’un catéchiste de notre paroisse. J’ai envoyé une lettre à mon évêque. C’est comme ça ma vocation. J’ai ressenti ce que rappelle l’Evangile : « Venez et voyez. » Mon père m’a alors donné un conseil : ce n’est pas très important d’entrer au séminaire. Mais une fois la décision prise, il faut être très fidèle à sa vocation, ne pas tourner la tête en arrière – comme au labour. Il faut aller de l’avant. La messe et l’Eucharistie, sont une vraie source pour notre vocation, pour le sacerdoce. Parce que celui qui vraiment assiste ou participe à la messe, découvrira très facilement sa vocation.

…et voici d’autres interviews à la Maison Saint Pierre :

Agnieschka : Ce qui permet d’appeler des jeunes à être prêtre, c’est que les prêtres montrent leur enthousiasme, leur bonheur d’être prêtres.

Marie-Odile : Que les prêtres soient de leur temps, avec un temps d’avance sur tout ce qui se passe dans la vie. Qu’ils vivent la fraternité, qu’ils soient vraiment en communion avec les gens, très relationnels, proches des familles, pour que ça donne envie de vivre cette fraternité : « Moi je pourrais y aider ». Ce qui aide un jeune à se poser la question d’être prêtre, c’est de voir un prêtre heureux dans ce qu’il fait, dans ce qu’il est, heureux quand il se retrouve dans une messe des jeunes, heureux quand il organise un rassemblement, heureux le dimanche quand il est interpellé à la sortie de la messe, heureux même s’il se fait assassiner en pleine rue parce que des paroissiens ne sont pas contents !

p. Bernard (75 ans) : Moi, je témoigne que je suis heureux, je dis aux jeunes que je suis un homme heureux, que notre vie de prêtre veut traduire une fraternité.

Grâce : Comment est-on proche des familles, pour qu’elles aient l’idée : « après tout, pourquoi pas ? » Cela revient à tout le monde d’inviter un jeune à se poser la question de la vocation. C’est-à-dire aux animateurs, aux prêtres, aux parents effectivement. Comment nous adultes, sommes-nous capables d’être auprès de ces jeunes, de les accompagner, pour leur dire : « oui, tu peux, fonce ! » Plutôt que « ça ne va pas ? Tu n’es pas fou ? Tu ne peux pas faire ça ! » Le p. Emile Puech, un Jeudi Saint, nous a parlé des vocations, du manque de prêtres, et puis il s’est adressé à tous : « Parmi vous, parents qui êtes là, quels sont ceux qui un jour ont osé se poser la question : est-ce que je pourrais proposer cela à mon fils ? » Tout le monde s’est regardé. Alors, pourquoi les parents, on n’ose pas se poser cette question ?

p. Guy : En 44 ans de sacerdoce, ça ne m’est jamais arrivé de poser cette question à un jeune ! Comme le disent les évêques, il faut « prier pour les vocations ».

Christine : Si on lance des appels en général, ça ne marche pas. Il faut aussi que ce soit senti, que l’on connaisse bien le jeune, que l’on aille vers quelqu’un chez qui déjà on a pressenti…

Le témoignage d’un futur prêtre, Manoj Visuvasam

(Manoj, 33 ans, sera ordonné prêtre, dimanche 25 juin 2017 en la Cathédrale de Rodez)

Je m’appelle Manoj, diacre, venant de l’Inde. Ma famille est très chrétienne. On est 4 dans la famille. Ma petite sœur aussi est religieuse en Inde. Mes aînés sont mariés avec des enfants. Maman, Papa, sont très attachés à l’Église, aux prêtres, aux religieuses, à l’Eglise. Ils prient le chapelet tous les jours, dans une petite chapelle. Mon papa est sacristain jusqu’à maintenant depuis 35 ans. Quand il n’était pas là pour prier le chapelet le soir, je le remplaçais. Quand j’étais petit, un prêtre nous a beaucoup encouragés et nous a toujours accompagnés. C’est lui qui a semé la graine de ma vocation. Je la lui dois. Très gentil, très proche des gens, quand il prend une décision, il la tient. Je vois la sainteté à travers lui. On peut dire que grâce à lui, j’ai désiré être prêtre. Ensuite, j’ai fait des études, au séminaire. Mon père m’a toujours encouragé. Je ne suis pas très doué pour les études, mais petit à petit, j’ai amélioré mon anglais. Sinon, à la base, ce sont mes parents qui m’ont donné la foi chrétienne, qui m’ont toujours accompagné, mené à l’Église, presque tous les soirs.

Je pense que pour la vocation, ça naît dans une famille, si quelqu’un est bien entouré dans sa famille… Certes, ça peut arriver avec le caté, les rencontres, mais pour moi, la famille est la source des vocations. Ici, il y a cependant des séminaristes qui ont des parents qui sont moins accrochés à l’Église, mais un événement dans leur vie, a changé, bouleversé leur vie. C’est aussi très enrichissant, comme le catéchuménat. J’accompagne ainsi une catéchumène, qui était la seule dans sa famille à venir à l’Église. Ce n’est pas facile, mais très enrichissant.

Dans un contexte peu religieux, il y a ainsi une analogie entre la pastorale des vocations et le catéchuménat.

Par exemple, qui appelle ? Il faut d’abord se sentir appelé personnellement. Le catéchumène se sent appelé à être baptisé, et il frappe à la porte de l’Église. Dans mon cas, j’ai vu quelqu’un [un prêtre] très gentil, un modèle de sainteté. Je voulais l’imiter comme ça. Je pense que ça se ressent personnellement, et puis ça devrait être bien encadré à l’Église, comme un accompagnement au catéchuménat. Un accompagnement par les familles, l’Église, la paroisse, les prêtres. Il faut se sentir personnellement appelé. Après, il faut quelqu’un pour aider, extérieur à la famille, par exemple un prêtre, un religieux, une religieuse.

Un conseil pour mieux accompagner quelqu’un qui ressent cet appel : faire goûter notre expérience, comment vit un prêtre, la pastorale, comment il accompagne les autres. Parfois, le prêtre est très pris, et cela inquiète les jeunes. Les prêtres courent à droite et à gauche. C’est notre manière de vivre, mais ce n’est pas facile dans notre situation. Il ne faut pas désespérer non plus. Je m’inquiète un peu, car on ne parle pas très souvent de vocations avec les jeunes. La vocation, ça ne leur parle pas beaucoup. Il faut continuer. Le rapport des jeunes avec l’Église n’est pas très fréquent comme en Inde où c’est tous les dimanches. Ici, on est très pris par beaucoup de choses. Il faut accompagner, parler.

Je ne vois pas de différence entre le fait d’être prêtre en Inde et en France, c’est la même vocation, mais il faut continuer de s’adapter à la culture. La pastorale est différente, mais ce qui m’inquiète c’est surtout que l’on n’est pas très proche des gens, pris par les rendez-vous, les travaux pastoraux… ce n’est pas très convivial, c’est très administratif. Aussi, j’essaie d’être plus proche des gens. Ça pourrait changer pour les vocations. Quand je montre aux jeunes que je suis très pris, à droite à gauche, au bout d’un moment, ils se disent : être prêtre, est-ce que ça rend heureux ? C’est inquiétant si on doit courir partout. Il faut montrer aux jeunes qu’être prêtre ce n’est pas seulement des rendez-vous mais ça nous rend heureux !

Disciple-missionnaire, selon des jeunes prêtres

A l’occasion de leur session de formation permanente, des « jeunes prêtres » (ordonnés depuis moins de 5 ans) des provinces de Montpellier, Toulouse, Bordeaux et Poitiers, témoignent de ce que signifie pour eux être « disciple-missionnaire », selon l’expression du pape François dans son exhortation apostolique « Evangelii Gaudium » n°120 (2013)*

Interviews réalisés à la Cité Saint Pierre (Lourdes), le 3 mai 2017, en vue du Dimanche des Vocations (4ème dimanche de Pâques – 7 mai)

* « En vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (cf. Mt 28, 19). Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation, et il serait inadéquat de penser à un schéma d’évangélisation utilisé pour des acteurs qualifiés, où le reste du peuple fidèle serait seulement destiné à bénéficier de leurs actions. La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle. Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation, car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve, il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons ou de longues instructions. Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples-missionnaires ». Si nous n’en sommes pas convaincus, regardons les premiers disciples, qui immédiatement, après avoir reconnu le regard de Jésus, allèrent proclamer pleins de joie : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41). La samaritaine, à peine eut-elle fini son dialogue avec Jésus, devint missionnaire, et beaucoup de samaritains crurent en Jésus « à cause de la parole de la femme » (Jn 4, 39). Saint Paul aussi, à partir de sa rencontre avec Jésus Christ, « aussitôt se mit à prêcher Jésus » (Ac 9, 20). Et nous, qu’attendons-nous ?« 

Pour 2017…

  • Le dossier d’animation de la journée mondiale de prière pour les vocations, le Dimanche 7 mai 2017 (4ème dimanche de Pâques) est téléchargeable en fichier pdf ICI. Le Service National pour l’Evangélisation des Jeunes et les Vocations présente les 10 fiches de ce dossier ICI.
  • Dimanche 25 juin 15h aura lieu en la Cathédrale de Rodez, l’ordination presbytérale de Manoj Visuvasam.
  • La session Saint Irénée 2017 pour des étudiants ou des « jeunes pros » qui envisagent sérieusement de devenir prêtre diocésain, a lieu du dimanche 1er août 17h au mercredi 11 août 9h au Séminaire Saint Irénée de Lyon, 4 place de Fourvière, 69005 Lyon. Pour toute info, cliquer ICI et LA, puis contacter le p. Raphaël Bui (rbui12@yahoo.fr – 06 12 31 46 00).

 

Profession perpétuelle de fr. Philippe Arnal

Voici un écho en images, de la profession perpétuelle de fr. Philippe Arnal chez les Clercs de Saint Viateur, dimanche 23 octobre 2016 en la chapelle de Notre-Dame de Treize-Pierres (ou ND de pitié) à Villefranche de Rouergue, en présence de Mgr François Fonlupt, évêque de Rodez.

Ci-dessous, la prière que Philippe a chantée* après ses voeux :

Prends Seigneur et reçois
toute ma liberté,
ma mémoire, mon intelligence
toute ma volonté.
Reçois tout ce que j’ai,
tout ce que je possède.
C’est toi qui m’as tout donné
à toi, Seigneur, je le rends.
Et donne-moi, donne-moi,
donne-moi seulement de t’aimer.
Donne-moi, donne-moi,
donne-moi seulement de t’aimer.
Tout est à toi, disposes-en
selon ton entière volonté
et donne-moi ta grâce,
elle seule me suffit.

* Chant de Claire Chataigner (MEJ), inspiré de la prière du « Suscipe » de Saint Ignace de Loyola

Quelques outils du SDV12

Vocations en ChristSont téléchargeables :
– une
Veillée (45 Ko) vocationnelle sur 1 Co 12 (« Vous êtes le Corps du Christ »).
– un
Diaporama (1,47 Mo) à partir du tableau du Caravage sur la vocation de Saint Matthieu (avec un texte pour l’accompagner).
– le livret de la « 
Veilleuse de prière pour les vocations » (453 Ko). Voir sur un autre article les lieux où cette veilleuse est mise en oeuvre.
– une animation prévue pour une rencontre de 4èmes-3èmes de l’Enseignement Catholique :
pistes d’animation (158 Ko) et diaporama (2 Mo) sur le thème du Service.
un jeu de piste (763 Ko) par SMS sur téléphone portable, sur la vocation d’Abraham , pour des 6èmes-5èmes.

Aux étudiants, lycéens en terminale, jeunes de 18 à 25 ans, qui veulent discerner une vocation de prêtre ou de religieux…  les Services des Vocations de France proposent chaque été à Lyon (10 jours début août) la session Saint Irénée. Prendre contact avec le SDV de Rodez qui prend en charge les frais.

Veilleuse et monastère invisible

Prier pour les vocations… Pour réveiller notre prière, pour que chacun réponde à sa vocation chrétienne, pour aider l’Eglise à relayer cet appel, notre diocèse, comme bien d’autres diocèses, suscite un réseau de prière permanente pour les vocations.

Répondre à l’invitation de Jésus-Christ…
« Priez-donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. ». La demande du Christ est directe. Prier nous prépare à accueillir l’appel et le don de Dieu. L’Eglise qui reçoit tout du « maître de la moisson » a besoin d’ouvriers qui s’engagent avec persévérance pour l’évangélisation. Osons les demander !

Jésus nous dit encore : « Priez sans cesse… ». La permanence de la prière, à l’image de celle des communautés monastiques, enracine chacun dans la communion de tous. C’est dans l’accueil humble et quotidien de l’amour de Dieu par des personnes, des familles et des communautés aimantes et vivantes que naît toute vocation.

Nous sommes invités à vivre les deux aspects de la prière, personnelle et commune.

…Par la prière personnelle
C’est dans ce mouvement que s’inscrit le Monastère Invisible, la prière personnelle relayant la prière commune. Sans bâtiment ni vie commune, il s’agit d’un réseau de personnes qui s’engagent librement à consacrer là où elles vivent un temps de prière pour les vocations, participant ainsi activement au Service Diocésain des Vocations. Elles constituent une « chaîne » de prière permanente, associant toute l’Eglise diocésaine.

Toute personne qui souhaite faire partie de ce réseau et témoigner de son engagement, est invitée à s’inscrire ICI.

…Par la prière commune
En 1999, Mgr Ghirard a demandé aux ordres monastiques, maisons religieuses, mouvements, paroisses, de former une chaîne ininterrompue de prière, « la Veilleuse ». Avec l’aide d’un livret diocésain téléchargeable, plusieurs groupes organisent des temps de prière commune pour les vocations selon un calendrier établi. Par exemple, les Carmélites de Villefranche assurent cette prière tous les lundis, les Trappistines de Bonneval tous les vendredis, la paroisse de Rodez le 2ème lundi de chaque mois…

En voici le calendrier (informations de mise à jour à transmettre ICI pour que nous puissions surligner les groupes ayant confirmé leur engagement) :

 

Chaque semaine : Ordres monastiques 1ère semaine : Maisons religieuses 2ème semaine : Maisons religieuses 3ème semaine : Paroisses et équipes du Rosaire 4ème semaine : Mouvements et services
Lundi Carmel de Rodez

Soeur du Saint Sacrement (Millau)

Institut Saint-Joseph Zone de Rodez  Malades et monde de la santé

Vaureilles : 20h30 groupe de prière du Renouveau

Mardi Carmel de Villefranche Dominicaines de Gramond Soeurs de Nevers (Sainte-Anne, La Primaube) Services caritatifs et de solidarité
Mercredi Clarisses de Mur de Barrez Dominicaines de Monteils Soeurs de Sainte Marie (Cayssiols) Chanoines, prêtres, aides aux prêtres, diacres, Evêque Enfants du catéchisme et catéchistes
Jeudi Bénédictines de Notre Dame d’Orient Ursulines de Malet Soeurs de Saint-Joseph Apparition (Clairvaux, Saint-Affrique), Soeurs du Saint Sacrement (Aguessac, Millau) Zone de Saint-Affrique Groupes de prière, Renouveau, instituts séculiers, auxiliaires apostolat
Vendredi Trappistines de Bonneval (complies : 19h50)

Hospitalité Saint Jacques

Sainte Famille Monastère de Bonnecombe, Ermites Franciscaines
(4 rue Peyrot, Rodez : adoration ~14h-17h)Zone de Villefranche (messe à la chapelle de la Ste Famille, 18h30)
Mouvements des jeunes, aumôneries, foyers, séminaristes
Samedi Clarisses de Millau Soeurs de Saint François (Lenne)

 

Soeurs Servantes Versailles (La Clauze) Zone Ségala-Lévezou Retraités (M.C.R.), maisons de retraite
Dimanche Chartreusines de Nonenque Soeurs de Saint François de Sales et Soeurs du Saint Coeur de Marie Religieux (Prémontrés (vêpres 18h30), Clercs de Saint Viateur, Marianistes, Picpuciens, Frères E.C.) Zone du Nord-Aveyron Mouvements d’adultes et mouvements familiaux